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Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:44

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Re: Retrouvailles dauphinoise

Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:45

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Re: Retrouvailles dauphinoise

Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:45

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Re: Retrouvailles dauphinoise

Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:48

kirah a écrit:Alors qu'elle allait entrer dans la chapelle en compagnie de Charles... ou plutot elle devant, lui derrière. Celui-ci se détourna et lui indiqua de continuer seule. Ne sachant toujours pas ce qu'elle allait trouver dans la piece au vu des commentaires plus qu'obscurs du Connetable, elle entra méfiante et directement se déporta sur la gauche. Reflexe militaire, protéger le point faible... Délaissant les personnes présentes et souhaitant surtout ne pas déranger plus, elle rejoignit le coin... le coin gauche de la chapelle.
D'aucuns attribuaient beaucoup de valeur à ces "coins".
Mince silhouette toujours enveloppée de sa longue cape de voyage, le visage couvert et dissimulé, elle prit appui sur un des bancs et pour eviter une faiblesse passagère de ses jambes, finit par s'assoir sur la banquette rigide, grimacant quelque peu.... fichues mules et insectes lumineux...

Strakastre a écrit:Charles jeta un coup d'oeil circulaire à l'assemblée et lui fit face, prenant une petite inspiration avant de commencer son discours d'accueil.

- Noble assemblée, vous qui êtes venus des quatre coins du Royaume de France, nous sommes réunis en ce jour particulier pour la famille de Savigny-Sur-Orge.

Pour celles et ceux qui me connaissent, ainsi que mon parcours, j'ai toujours souhaité faire partie d'une grande famille, qui serait mon moteur, mon foyer, mon refuge... Hélas, quand la branche des Bramafan s'est quasiment éteinte lors du massacre familial il y a de nombreuses années, je me suis retrouvé seul, sans presque aucune attache, errant des jours dans les forêts pour arriver enfin aux portes de Dié.

Dié, qui a été le point de départ du renouveau, où grâce à quelques rencontres déterminantes en taverne, pour ne citer qu'Anastasie, Asiflam, Leonie, DameRosanna, Demons, Siceon, Izboub, Numalane et quelques autres, j'ai pu reconstruire une vie que je pensais perdue. C'est aussi dans l'Ost du Lyonnais-Dauphiné que je croisais Régimon, Fanny, alors Lieutenante, et le Capitaine Urbs qui me donna l'opportunité de croiser le chemin du Wulfen, alors Gouverneur, qui me fit son vassal un jour d'été...
Et au fur et à mesure de cette carrière militaire, cette famille de coeur n'a cessé de s'agrandir de rencontres diverses et variées comme Zwyrowsky, Nestor, SirChristopher, Kalten, Salah ad'Din...
Famille éprouvée mais soudée lors de la campagne Mont-Aiguille où je découvris des personnalités comme Ayerin, Linala, Sebbe, Vinkolat, Rochegarde, Alivianne et en redécouvrai d'autres comme la grande Gem... pour laquelle je revins en Lyonnais-Dauphiné changer mes armes de soldats pour celles de politiciens, aux côtés d'Alynerion, Freyelda, Carnil et tous les membres de l'APD.

En parallèle, je retrouvai des membres de ma famille, dispersés dans le Royaume, ma soeur Fineasse et mon cousin Percrix, en qui je voyais plus un frère qu'un lointain cousin...

Je ne vous assommerai pas davantage d'autres noms ou de détails trop poussés sur ma propre vie, ceux que j'aime le savent et j'ai l'honneur d'affirmer que tous me le rendent à merveille. Ce sera d'ailleurs ma plus belle réussite, bien au-delà de tout le reste, d'avoir autour de moi autant de piliers qui, même si je ne les vois pas souvent comme certains, m'aident toujours à avancer encore plus loin dans ma vie.

Tout ceci pour dire que c'est grâce à vous tous, ma famille de coeur, que j'ai pu surmonter les récents drames qui se sont accumulés ces derniers mois... Je pense à la perte de Gem, après de longues semaines de souffrance. Je pense à celle de Percrix, ce cousin que je chérissait, emporté par la souffrance d'avoir perdu l'amour de sa vie, Devak... Je pense à cette mort que j'ai croisé du regard au détour de ces chemins de Joinville...

Au milieu de ces pénibles évènements est apparue un lumière de soutien et d'espoir... Tant de gens m'ont aidé à me relever, Numalane bille en tête, Wulfen pas très loin, Alivianne, Sélène, Altea et encore tant d'autres. C'est à vous tous que je dois d'être là aujourd'hui et comme l'occasion m'en est enfin donnée, je tenais, en guise de long discours, vous exprimer ma plus profonde gratitude et ma plus loyale amitié. Ce que vous avez fait pour moi, je vous en serai éternellement redevable.


Charles s'arrêta un instant, sentant une certaine forme d'émotion le gagner, puis se concentra pour reprendre le déroulement de la cérémonie.

kirah a écrit:Lors de la prise de parole de Charles, elle releva la tete et le fixa avec acuité. Comprenant enfin de quoi il relevait et s'etonnant du mystère qu'il en avait fait quand elle était arrivée, elle l'écouta d'autant plus attentivement. De la famille qu'il s'était ainsi reconstituée, ils avaient parlé une fois, peut etre une deuxième mais sans plus.

Au travers de ses paroles, elle retrouvait l'émotion qu'il avait contenue lors de cette meme discussion qui restait dans sa mémoire...
Les noms cités... peu, elle en connaissait peu vraiment. Parfois un simple nom auquel elle rattachait un souvenir fugace, un nom murmuré dans un couloirs, ou entendu au détour d'une conversation.
Deux plus particulièrement retenirent son attention. Peut etre parce qu'ils concernaient sa propre famille.

Sebbe, la bas au devant dont elle venait de reconnaitre la carrure... Son Oncle... Du moins si on admettait les auspices sous lesquels sa grand mère était née... fille batarde de Valrose...la soeur de Sebbe...
Pauvre oncle qu'elle n'allait jamais plus voir dernièrement que pour lui conter ses déboires et rarement ses joies...

A nouveau sa main se porta à sa gorge, aux médaillons dissimulés derrières, la rose... la rose des Valroses... et cet oiseau de nuit.

Son coeur se serra en évoquant ce deuxième. Vinkolat.
Impossible de décrire ce qu'il lui évoquait là, trop et trop peu de chose en meme temps. Les mots de Charles eurent le don de marquer encore plus son absence. Son absence dont elle souffrait, elle devait l'admettre. Mais qu'aurait-il donc fait du spectre sur pattes qu'elle était devenue depuis les évènements de Vendome ?

Sebbe, Vinkolat, Charles... trois empereurs pour une linotte.... littote particulière, montrant le caractère retors que batellerie et roue de la fortune pouvaient engendrer autour d'une personne...

Bien que se réjouissant de la joie que montrait là Charles d'avoir à ses cotés ceux qu'il considérait comme sa famille de coeur, elle se rencogna contre le mur. N'étant que collègues, le mot amitié n'avait éclot que récemment entre eux finalement...
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Re: Retrouvailles dauphinoise

Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:50

vinkolat a écrit:Miracle furent les mots prononcés par Strakastre.

Vinkolat était entré discrètement dans la chapelle, à l'instant même où son ami, debout devant l'assemblée, demandait le silence d'un geste emprunt d'une autorité naturelle. Il se fit rapidement, très rapidement même, et pourtant, avant que ne soit prononcé le premier mot d'accueil, les yeux du Normand s'étaient déjà posés sur celle qu'il cherchait. Sur son oncle aussi, le placide Sebbe, et sur quelques autres têtes connues, croisées au long de sa carrière politique ou au gré de ses périgrinations.
Ses pas savaient où le conduire ... et pourtant, nul mouvement ne s'esquissa. Vinkolat apercevait pour la deuxième fois seulement cette facette de la personnalité de Strakastre. Et s'en trouva sans réaction face à tant de sentiments partagés, avec pudeur et mais sincérité. Une profession de foi en l'amitié qui tirait partie de sa force de la surprise, aussi, du contraste entre ce que chacun voyait chaque jour du Connétable de France, militaire d'exception au caractère apparemment aussi trempé que l'accès de son armure, ... et l'homme, Charles de Bramafan, que le soldat laissait si rarement paraitre.

La surprise, et le plaisir à l'entendre s'exprimer ainsi aussi, causèrent miracle : un instant, ils détournèrent son attention de Kirah.

- Strakastre sera heureux de savoir que lui aussi developpe des dons de thaumaturge !

pensa-t-il en souriant à pleine dents.
Le touchant discours achevé, l'assemblée bruissa de toussements pudiques ... et de reniflements fort explicites quant à la force de ses mots. Vinkolat profita de cette légère couverture sonore pour se déplacer à pas de loup, jusqu'à se trouver dans le dos de sa compagne, à deux pas.
Encore, elle jouait de la main, lentement, du velours et du cuir qui lui ornaient le cou. Et laissa, inconsciement, échappé une long soupir. Contrariété, résignation, lassitude ... Nuancier de sentiments. Dans les tons gris seulement.

Il releva son chapeau pour découvrir entièrement son visage, puis se pencha en avant et souffla, teintant ses mots de l'accent roms, d'une voix douce, autant pour ne pas effrayer son amie que pour ne pas troubler l'office :

- On dit chez nous, bel' gadji, qu'soupir d'un'âme en pein', fait briller l'feu-follet, et s'exhauser l'voeu.

Elle fit mine de se retourner,vivement. Il l'en empêcha, doucement, enjambant en même temps le banc pour s'assoir à ses côtés. Dans la paume de ses deux grandes mains, il cerna le visage fatigué de Kirah, et l'irradia de son sourire. Un sourire sans l'ombre d'une réserve, inspiré à la même source que celle qui avait abreuvé les mots de Strakastre : l'amour.
Puis sans un mot, passa un bras autour de ses épaules et l'attira contre lui avec tendresse. S'il n'avait la solidité du mur où elle avait trouvé refuge jusque là, il pouvait lui offrir en compensation chaleur à nulle autre pareille.
Ainsi installé, la cérémonie pouvait bien durer jusqu'au Jugement dernier, ca lui convenait tout-à-fait.

kirah a écrit:- On dit chez nous, bel' gadji, qu'soupir d'un'âme en pein', fait briller l'feu-follet, et s'exhauser l'voeu.

Hoquet de surprise qui en plus de la secouer, la laissa pantoise et muette.
Un moment, elle crut que son pendentif, tel une amulette, lui avait apporté la vision, ephemere, de celui qu'elle souhaitait voir ardemment. Ebahie, les yeux grands ouverts et croyant à une apparition, elle regarda l'homme, le bohémien, prendre place à ses cotés sur le banc de bois. Le léger grincement du bois lorsqu'il s'assit lui indiqua que si apparition il y avait, bien consistante elle était. Les mains de son amant sur ses joues lui tinrent le meme langage mais le complétèrent de messages bien réels ceux là. Impossible de s'y méprendre, ce sourire, cette chaleur sur son visage, ces traits devant elle.... c'était bien lui... Vinkolat...

Mais tout aussi vite, il détacha ses mains pour l'attirer à lui dans son giron, en un geste de tendresse extrême dont elle gouta la douceur.
Autour d'eux, la cérémonie continuait. Plusieurs retardataires pénétrerent dans la chapelle. Des femmes principalement. Il semblerait à qu'a l'instar de celui qui la tenait pour le moment dans son bras, la vie de Charles fut elle aussi parsemées de femmes...
Les serment commencèrent entre les différents acteurs de la piece Ignorant de la scene qui s'était déroulé là bas, au fond de la chapelle, dans ce coin discret, à moitié dissimulé d'un pilier de pierre. Mais ils n'étaient plus qu'ombres et silhouettes pour elle. Elle ne voyait plus ... elle ne voyait plus rien d'ailleurs car au silence initial de sa surprise avait fait place un torrent de larmes, toutes aussi silencieuses. Larmes de soulagement, larmes de bonheur, larmes de tendresse.
Trop plein d'émotions qui ressurgissaient brutalement du plus profond d'elle. Emotions qu'elle avait bridées, enfouies lorsqu'elle s'était retrouvée dans cette forge à Vendome où elle pensait bien que sa dernière heure était venue. Emotions qu'elle avait enfermées, protégées, se blindant ainsi contre les privations et les blessures endurées au combats.... Emotions que son corps convalescent était incapable de retenir à nouveau. Emotions qui avaient déjà pointés à l'écoute du discours de Charles et qui avaient fissuré la carapace d'indifférence dans laquelle elle s'était drapée depuis l'exposition au pied des murs de Tours....

Alors, pour ne pas perturber plus la cérémonie, elle laissa couler ses larmes... La capuche de sa cape la dissimulant aux yeux curieux, dissimulant la défiguration qu'elle avait subie.... seule sa main, qui s'était posée sur la cuisse de son compagnon et s'y crispait fébrilement tandis qu'elle restait appuyée contre lui, pouvait lui indiquer que son indifférence n'était que feinte, que sa faiblesse émotionnelle était bien réelle, son soulagement de le savoir à ses cotés après tant d'épreuves également...

kirah a écrit:Quiconque eut disposé d'une ouïe très fine eut pu à un moment plus calme de la cérémonie entrendre un léger hoquet venant du coin sombre - ils sont convoités ceux là - de la chapelle. Non point causé par le serment bien sur mais par des raisons bien plus personnelle.
En effet, difficile de retrouver la voix quand les larmes l'entrecroise.

Saisissant la manche de son cavalier alors que l'écu était présenté aux yeux de tous, Kirah s'essuya sans facon le visage avec celle-ci afin de mieux distinguer les détails des armoiries. Tout juste se retint elle de se moucher bruyamment également sur le tissu fin qui se cachait de sous le mantel poussiereux du bohémien. Finalement, poussant un petit soupir pour se reprendre, elle se haussa à l'oreille de celui-ci et pu enfin lui répliquer quelques mots à voix basse


On dit aussi que le papillon revient toujours vers le feu pour finalement s'y faire bruler....
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Re: Retrouvailles dauphinoise

Message par kirah le Lun 10 Mar - 2:52

kirah a écrit:Quiconque eut disposé d'une ouïe très fine eut pu à un moment plus calme de la cérémonie entrendre un léger hoquet venant du coin sombre - ils sont convoités ceux là - de la chapelle. Non point causé par le serment bien sur mais par des raisons bien plus personnelle.
En effet, difficile de retrouver la voix quand les larmes l'entrecroise.

Saisissant la manche de son cavalier alors que l'écu était présenté aux yeux de tous, Kirah s'essuya sans facon le visage avec celle-ci afin de mieux distinguer les détails des armoiries. Tout juste se retint elle de se moucher bruyamment également sur le tissu fin qui se cachait de sous le mantel poussiereux du bohémien. Finalement, poussant un petit soupir pour se reprendre, elle se haussa à l'oreille de celui-ci et pu enfin lui répliquer quelques mots à voix basse


On dit aussi que le papillon revient toujours vers le feu pour finalement s'y faire bruler....

vinkolat a écrit:Nul mot en répartie à sa taquine entrée, silence qui en disait long sur les sentiments de sa compagne.
Ce jour-là, il comprit un peu plus à quel point jamais femme n'avait été pour lui ce que Kirah était aujourd'hui. Il s'était attendu à la retrouver morose, épuisée et défaite, démoralisée par des semaines de privations et de tourments. Il s'imaginait qu'elle lui reprocherait, avec une mauvaise consommée et assumée, leur long éloignement, parce que telle était sa façon à elle de se dire sans se dévoiler.
Il se trompait : sans fard, ou presque, elle s'était ... reposée sur lui. Vinkolat découvrait avec surprise à quel point ils étaient liés. Avec frayeur, un peu aussi, mais de cette frayeur subtile à laquelle on goute sans vouloir sans départir. Le goût de l'Aventure, sans rapport aucun avec celui d'une aventure ...

Cette découverte lui ouvrit plus encore les yeux sur le sens de la cérémonie qui se poursuivait.
Il connaissait Strakastre comme un bâtisseur du Royaume de France. Mais il avait ignorer jusqu'à ce jour que ce constructeur insatiable travaillait dans l'ombre un projet plus vaste encore ! Déraciné, l'homme n'avait eu de cesse de reconstruire autour de lui une assise. Une famille. Qui donnait un sens à ses activités politiques.
Le vide qui l'entourait, lui, se manifesta alors pour la première fois dans toute sa dimension. Un vide que n'éclairait que quelques fragiles lueurs, l'une d'elle émanant de celle qui irradiait d'une chaleur si agréable, appuyée contre son épaule, que le sérieux de ses pensées en fondait comme neige au soleil.

Du vide s'échappèrent soudain deux yeux verts et un nez, qui se jetèrent ensemble sur sa manche pour y laisser preuves de la vacuité toute relative du néant ou larmes mêlées de morve. Selon que l'on soit philosophe ou observateur neutre.

On dit aussi que le papillon revient toujours vers le feu pour finalement s'y faire bruler...

Ha tiens, oui ! A point nommé, le rappel doucement chuchoté des flammèches hésitantes lancées vers le papillon attiré du lyrique.

Vinkolat étouffa dans sa gorge un rire et une réponse qui eurent troublé l'instant solennel de la cérémonie. Strakastre et Elisha échangèrent serments de devoirs mutuels, protocolairement. Mais il était évident pour tous dans l'assistance que la sincérité des mots ne devaient, elle, rien au cérémonial.


... et ce, jusqu'à ma mort... Sache le...

Promesse si ... définitive justifiait quelques encouragements.

Glissant sous son aisselle le bras passé sur son épaule, Vinkolat souleva Kirah, sans prévenir. Et tandis qu'il se redressait, il lui souffla dans le mouvement, usant de son ton le plus taquin


- Dans l'état où elle est, la flamme, elle a bien besoin que le papillon vienne brasser de ses ailes une sacré quantité d'air autour d'elle pour la raviver! Si elle veut pouvoir prétendre consumer autre chose qu'un pou égaré, au moins !

Il n'attendit pas la réponse et lança, de sa voix de champs de bataille un ...

Vivat ! Vivat ! Vivat


retentissant à l'adresse du suzerain et de sa désormais vassale.

La crainte de se retrouver seul, comme un idiot, au milieu de la foule à crier son approbation ne le préoccupait pas.
La stupeur de découvrir, lorsqu'il l'avait soulevée comme si elle n'était plus qu'un fétu de paille, à quel point sa compagne avait souffert des geôles de Vendôme, si.

kirah a écrit:Le tressaillement sous sa main lui indiqua qu'il devait quelque part se retenir de rire. A n'en pas douter leurs joutes verbales devaient resurgir dans son esprit. Dissimulant tant bien que mal un reniflement peu protocolaire dans l'épaule de Vinkolat, elle poussa un leger soupir, se réessuya le nez et redressa un rien la tete. Sa cape la couvrait encore entierement, dissimulant regard, meches abimées, corps gracile.

Devant eux la cérémonie prit fin par un ultime serment de la jeune femme - elisha si elle avait bien compris - envers Charles.


... et ce, jusqu'à ma mort...

Un nouveau hoquet s'étrangla dans sa gorge tandis qu'elle se tournait à nouveau vers Vinkolat puis vers l'autel un peu plus loin, repensant à sa discussion avec Charles en arrivant et la crainte qui l'avait saisie en apprenant que son Oncle Sebbe etait présent. Mentalement, elle compta les pavés la séparant de la travée et du mantel de pierre où se tenaient les officiants.... 1 ... 2 ....3 ... 4 ... 5 ... 10....

25 ! et pas de Seriella dans les parages.... merci Aristote !


Peut etre Vinkolat surprit-il ces quelques mots prononcés juste à coté de lui, mais elle n'eut pas vraiment le temps de s'en inquiéter.
D'une secousse, elle se retrouva sur ses pieds quoique légerement déboussolée et déséquilibrée par la fougue et la vigueur de son voisin qui contrastait quelque peu avec sa santé fragilisée momentanément.

- Dans l'état où elle est, la flamme, elle a bien besoin que le papillon vienne brasser de ses ailes une sacré quantité d'air autour d'elle pour la raviver! Si elle veut pouvoir prétendre consumer autre chose qu'un pou égaré, au moins !

Un poux ! non mais !
S'accrochant à son bras d'une main, elle leva l'autre tandis qu'il s'exclamait. Et avec le peu de vigueur qu'elle réussit à retrouver sur l'instant, elle lui tira une meche de cheveu, partant de la racine


Voilà qui en fera au moins un de moins !

Bien sûr, le moment d'intimité étant passé et se cloturant à l'image de la cérémonie qui venait de se dérouler là, il était hors de question de lui montrer l'effet qu'avait eu sur elle sa taquinerie et ... tout simplement ... sa présence, le sentir là près d'elle. Hors de questions de lui dire que la simple vision des couleurs nappant ces ailes de papillon suffisaient à raviver un certain brasier. Et que le meme phénomène déjà constaté au Lavardin refaisait surface, les cicatrices en plus, les chouquettes en moins. Levant legèrement la tete au plafond, laissant entrevoir un nez qui n'avait guere changé lui, des prunelles rendues brillantes par les larmes, mais rien d'autres elle adressa une priere muette au petit farceur.
Il y a quelque temps, lors de leurs retrouvailles llyresque, il l'avait exaucée..... peut-etre réitèrerait il cet exploit une seconde fois ? Qui sait ?
Trop enrouée pour suivre l'exemple de Vinkolat, elle se contenta d'écouter les reprises devant elle en observant la scene.
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